To meet Georges Braque

Les pierres du Peintre
How to meet Georges Braque?
Looking at the rocks at the bottom of the cliff.
Your spirit lost in their complexe geometry.
A fresh and benevolent wind on the shore.
The breath of the painter, there, just above.

But can we still walking close to the little churchyard?
Sea is rising, water is stronger than chalk.
We can no longer approach the cliffs .
The painter’s rocks will be forgotten..
Or buried under the scree.
Comment rencontrer Georges Braque?
En regardant les rochers au bas de la falaise.
Votre esprit perdu dans leur géométrie complexe.
Un vent frais et bienveillant sur le rivage.
Le souffle du peintre, là, juste au-dessus.

Mais pouvons-nous encore marcher près du petit cimetière?
La mer monte, l’eau est plus forte que la craie.
On ne peut plus s’approcher des falaises.
Les rochers du peintre seront oubliées.
Ou enterrés sous les éboulis.

Vision from Yoshino #2

Vision from Yoshino #2

A Man plugs his shoes on this wooden launch pad.
Deep contact on the booster’s roots.
Crossing the universe, will his skin turn grey like the trees one?

« Commencing countdown, engine is on »
Soon a Man will float above the great green canopy,
Smelling the breath of all these woody lords.
Vision de Yoshino #2

Un Homme « plugue » ses chaussures sur cette rampe de lancement en bois.
Contact profond sur les racines du booster
En traversant l’univers, sa peau deviendra-t-elle grise comme celle des arbres?

« Début du compte à rebours, le moteur est allumé »
Bientôt un homme flottera au-dessus de la grande canopée verte,
Sentant le souffle de tous ces seigneurs boisés.

Vision from Yoshino #1

Vision from Yoshino #1

There is a strange wood not so far from Paris
Where a Man take a walk each day that he can.
For the first time a place is his home on the earth.
And he uses to share feelings with trees and stones.
Weeks after weeks his language is richer and his family larger.
He know now to mix his breath with the woody wind coming from the hearts of trees.
Only some of them, when he caresses their wrinkled skin.
Like a breeze coming far from the old ages of the earth.

May be a day a Man will know how to share his « Vision from Yoshino ».
For now he fills his being with deep knowledge of feeling of life.
Vision de Yoshino #1

Il y a un bois étrange pas si loin de Paris
Où un Homme se promène chaque jour qu’il le peut.
Pour la première fois, un lieu est sa maison sur terre.
Et il partage ses sentiments avec les arbres et les pierres.
Semaines après semaines, sa parole est plus riche et sa famille plus grande.
Il sait maintenant mêler son souffle au vent boisé venant du cœur des arbres.
Seulement certains d’entre eux, quand il caresse leur peau ridée.
Comme une brise venant loin des vieux âges de la terre.

Peut-être un jour un Homme saura partager sa « Vision de Yoshino ».
Pour l’instant, il remplit son être d’une profonde connaissance du sentiment de la vie.

COURLU LE 21 MARS

Courlu on March 21

In the old days in a high school in the red suburbs
A god named Courlu extruded from the substrate of conformity a clownish and disproportionate explosion.
« Yoghurt lies down on Delacroix » was the motto
And everyone was singing « Courlu on March 21 » like crocodile rock.

But the stars deceived the gods Courlu
For some time now, spring has arrived on March 20.
Not March 21.
Isn’t it the day of Courlu anymore?

What remains of this time? A record cover maybe.
Evoking the pictorial and festive art of this March 21 of yesteryear. (Ange – « Guet Apens » 1977)
Courlu le 21 Mars

Aux temps anciens dans un lycée de la banlieue rouge
Un dieu nommé Courlu extruda du substrat de conformité une explosion clownesque et démesurée.
« Le yaourt se couche sur Delacroix » telle était la devise
Et tout le monde chantait « Courlu le 21 Mars » comme un rock de crocodile.

Mais les astres ont trompé le dieu Courlu
Depuis quelques lustres, le printemps arrive le 20 Mars.
Pas le 21 Mars.
Ce n’est plus le jour du Courlu?

Que reste t’il de cette époque? Une pochette de disque peut-être. Une évocation de l’art pictural et festif de ce 21 Mars d’antan. (Ange – « Guet Apens » 1977)

The crowned rattlesnake’s favorite food.

The crowned rattlesnake’s favorite food

A Man looks at the desert in all directions.
He feel like a rider on a horse with no name
And there ain’t no one for to give him no pain .
A Man is alone with his name and his sadness.
He already crossed the desert when he was a child,
During months and months, recluse and sick.
He has learned to be patient to wait for sunny days.
But not people who today are crowded in the desert.
They are all afraid to lost even the remembering of their name.
A Man would like to teach them his old knowledge
About desert when it turn to sea with life underground.
He would like people to be patient like him to see ocean in the sand.
Because It’s no fate to end the bones whitened by sand and sun.
We are not ready for nightswimming in the lights of town.
It’s coming soon and everybody must all be there.
For now, we’re still the crowned rattlesnake’s favorite food.

(some words and ideas have been borrowed to an old sad song : « A Horse With No Name » by America)
Le met favori du serpent à sonnette couronné

Un Homme regarde le désert dans toutes les directions.
Il se sent comme un cavalier sur un cheval sans nom
Et il n’y a personne pour lui donner aucune émotion.
Un Homme est seul avec son nom et sa tristesse.
Il a déjà traversé le désert quand il était enfant,
Pendant des mois et des mois, reclus et malade.
Il a appris à être patient pour attendre les beaux jours.
Mais pas les gens qui sont aujourd’hui entassés dans le désert.
Ils ont tous peur de perdre ne serait-ce que le souvenir de leur nom.
Un Homme aimerait leur enseigner ses anciennes connaissances
À propos du désert quand il se transforme en mer avec la vie sous terre.
Il aimerait que les gens soient patients comme lui pour voir l’océan dans le sable.
Parce que ce n’est pas un destin que de finir avec les os blanchis par le sable et le soleil.
Nous ne sommes pas encore prêts pour un bain de minuit dans les lumières de la ville.
Cela viendra bientôt et tout le monde devra être là.
Pour l’instant, nous sommes toujours la nourriture préférée du serpent à sonnette couronné.

(quelques mots et idées ont été empruntés à une vieille chanson triste: « A Horse With No Name » par America)

Goog Morning … China!

Goog Morning … China!

A Man is like facing the wall
He doesn’t feel like playing ball
He remembers what he was told
Wood goes to make gold
No matter the air, the climate
The future is imminent and ultimate
Good Morning … China !

Un Homme est comme face au mur
Il n’a pas envie de jouer à la balle
Il se rappelle ce qu’on lui a dit
Le bois s’en va pour faire de l’or
Peu importe l’air, le climat
Le futur est imminent et ultime

Hypnotic Screens

Hypnotic Screens

A Man does not understand.
A lot of people don’t want to stay home now.
“Too long without human contact” it seems.
And yet a Man come into the city today.
He sees that the arrival of the virus has changed nothing at all …
Everyone’s eyes are still captivated by the screen.
If Man wants to talk to someone …
They look at him like he’s from another planet.
Maybe people at home have too much to do …
You have to go out if you want to stick your nose into the screen …
And call home?

In any case, a Man realizes that it is not the nasty virus that has emptied the cities of words and looks.
Les écrans hypnotiques

Un Homme ne comprend pas.
Beaucoup de gens ne veulent plus rester à la maison maintenant.
«Trop longtemps sans contact humain» paraît-il.
Et pourtant, un Homme est venu dans la ville aujourd’hui.
Il voit que l’arrivée du virus n’a rien changé du tout …
Les yeux de tous sont toujours captivés par l’écran.
Si l’Homme veut parler à quelqu’un …
Ils le regardent comme s’il venait d’une autre planète.
Peut-être qu’à la maison, les gens ont trop à faire …
Il faut sortir si on veut fourrer son nez dans l’écran…
Et appeler à la maison?

En tout cas, un Homme réalise que ce n’est pas le vilain virus qui a vidé les villes des paroles et des regards.